Troubles de la réfraction et leur traitement

En bref

Les troubles de la réfraction (amétropies) sont la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie, la baisse de la vision de près liée à l’âge. Des lunettes et des lentilles de contact permettent de les corriger. De plus, chez les personnes éligibles, la chirurgie réfractive au laser, l’implant phaque (ICL) ou l’implant multifocal peuvent les traiter de façon durable. L’âge, la correction et la structure de la cornée déterminent l’option adaptée.

Troubles de la réfraction : Prof. Dr. Fırat Helvacıoğlu au bloc opératoire – Veni Vidi Eye Clinic Caddebostan, Kadıköy, Istanbul
Contenu médical et relecture : Prof. Dr. Fırat Helvacıoğlu, FEBOS-CR — Chef du service d’ophtalmologie, Faculté de médecine de l’Université d’ÜsküdarDernière mise à jour : 26 septembre 2026Références

Que sont les troubles de la réfraction ?

Un trouble de la réfraction est une vision floue due à l’incapacité de l’œil à focaliser précisément la lumière sur la rétine. La « correction » apportée par les lunettes ou les lentilles de contact est donc la mesure de cette erreur. Il existe quatre grands troubles de la réfraction :

TroubleQue se passe-t-il ?Plainte typique
MyopieL’image se forme en avant de la rétineVision de loin floue
HypermétropieL’image se forme en arrière de la rétineEffort de près, fatigue oculaire ; vision de loin floue dans les fortes hypermétropies
AstigmatismeLa cornée ou le cristallin présente une courbure plus forte dans une direction ; la lumière ne se focalise pas en un seul pointVision floue, avec ombres, à toutes les distances ; les lumières diffusent la nuit
PresbytieAvec l’âge, le cristallin perd la souplesse qui lui permet d’accommoder de prèsÀ partir de la quarantaine, impossibilité de lire de près ; on éloigne son téléphone

Ces troubles peuvent exister isolément ou s’associer ; par exemple, une personne myope peut aussi avoir un astigmatisme et, après la quarantaine, une presbytie.

Troubles de la réfraction : comment mesure-t-on la correction ?

Avant tout, un bon traitement commence par une bonne mesure. Lors de l’examen, en plus de la mesure informatisée, nous déterminons la réfraction subjective à partir des lettres que lit le patient. De plus, en particulier chez l’enfant et le jeune adulte, la mesure sous gouttes dilatatrices (cycloplégiques) élimine l’effet trompeur du muscle de l’accommodation. Chez les patients qui envisagent une chirurgie, on réalise également une topographie/tomographie cornéenne, une mesure de l’épaisseur cornéenne, de la longueur axiale et les mesures nécessaires au calcul d’un implant. Enfin, la mesure de la pression oculaire et l’examen de la rétine font partie de chaque bilan.

Traitement des troubles de la réfraction : des lunettes à la chirurgie

OptionComment corrige-t-elle ?Indiqué pour
LunettesDes verres assurent la correction ; il peut s’agir de verres unifocaux, bifocaux ou progressifs (multifocaux)Tous les âges ; la méthode la plus sûre et la plus simple
Lentilles de contactUne lentille posée sur la cornée assure la correction ; il existe des lentilles souples, toriques (pour l’astigmatisme), multifocales ou rigidesPersonnes qui ne souhaitent pas porter de lunettes ou qui font du sport ; lentilles spéciales pour les cornées irrégulières
Chirurgie réfractive au laserLe laser remodèle la cornée (SMILE Pro, No Touch, Q-LASIK, Femto-LASIK, PKR)18–40 ans, correction stable, cornée adaptée
Implant phaque (ICL)Le chirurgien place une fine lentille à l’intérieur de l’œil tout en conservant le cristallin naturelJeunes adultes dont la correction est trop forte pour le laser ou dont la cornée ne s’y prête pas
Implant multifocal / échange du cristallin à visée réfractiveLe chirurgien retire le cristallin naturel et le remplace par un implant intraoculaire visant la vision de loin, intermédiaire et de prèsGénéralement après 45 ans, en cas de presbytie ou de cataracte

Pour choisir la méthode adaptée, nous tenons compte à la fois de l’âge, du type et du degré de l’amétropie, de la structure de la cornée, de la santé oculaire et du mode de vie. Cependant, la chirurgie n’est pas toujours nécessaire ; les lunettes et les lentilles de contact sont aussi des options sûres et efficaces.

Pour le port de lentilles de contact, le médecin détermine lors de l’examen le type et la puissance de lentille adaptés ; ensuite, le patient se procure la lentille selon cette recommandation. Par ailleurs, des contrôles réguliers permettent de surveiller l’adaptation de la lentille et la santé de la cornée.

L’hypermétropie et son traitement

Dans l’hypermétropie, l’image se forme en arrière de la rétine, car l’œil est plus court que la normale ou la cornée pas assez bombée. Chez les jeunes, le pouvoir d’accommodation du cristallin peut en partie compenser ce défaut, de sorte que l’hypermétropie peut passer inaperçue ; elle provoque toutefois des maux de tête, une fatigue oculaire et des difficultés de près. En outre, chez l’enfant, une hypermétropie non corrigée peut entraîner un strabisme et un œil paresseux ; un examen précoce est donc important.

  • Lunettes et lentilles de contact : la première option à tout âge.
  • Laser : chez les patients éligibles, le laser peut corriger les hypermétropies faibles à modérées (No Touch, Femto-LASIK, Q-LASIK).
  • Implant intraoculaire : dans les fortes hypermétropies et après 45 ans, l’échange du cristallin à visée réfractive avec un implant multifocal donne souvent de meilleurs résultats ; chez certains jeunes patients sélectionnés, un implant phaque (ICL) est également une option.

Pour en savoir plus : traitement de l’hypermétropie.

Troubles de la réfraction : parcours selon l’âge

Questions fréquentes

La prédisposition génétique est importante dans les troubles de la réfraction, en particulier la myopie ; la myopie est plus fréquente chez les enfants dont les parents sont myopes. Des facteurs environnementaux comme le travail de près et le peu de temps passé en extérieur jouent également un rôle.

Généralement non. En effet, la correction peut augmenter pendant l’enfance et l’adolescence, puis se stabilise à l’âge adulte. Ensuite, la presbytie s’y ajoute avec l’âge, et une cataracte peut aussi modifier la correction plus tard dans la vie.

Non. En effet, des lunettes à la bonne correction ne l’augmentent pas ; une amétropie non corrigée peut en revanche entraîner un œil paresseux chez l’enfant, et une fatigue oculaire et des maux de tête chez l’adulte.

Tout d’abord, il faut avoir au moins 18 ans et une correction stable depuis au moins un an. Après 40 ans, la vision de près diminue ; nous établissons donc le plan de traitement en conséquence.

Ainsi, après un examen ophtalmologique détaillé, une mesure de la réfraction et des mesures cornéennes, nous prenons la décision en tenant compte à la fois de votre âge, de votre correction, de la structure de votre cornée et de vos attentes.

Références

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  3. Lawrenson JG et al. Interventions for myopia control in children: a living systematic review and network meta-analysis. Cochrane Database Syst Rev. 2025;2(2):CD014758. doi:10.1002/14651858.CD014758.pub3
  4. Barsam A, Allan BD. Excimer laser refractive surgery versus phakic intraocular lenses for the correction of moderate to high myopia. Cochrane Database Syst Rev. 2014;(6):CD007679. doi:10.1002/14651858.CD007679.pub4
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  6. Alvarado-Villacorta R et al. Surgical interventions for presbyopia. Cochrane Database Syst Rev. 2025;4(4):CD015711. doi:10.1002/14651858.CD015711.pub2

Cette page vise à informer les patients et ne remplace toutefois pas un examen ni un avis médical. Nous déterminons donc le traitement adapté à votre cas après un examen ophtalmologique et des mesures.

Bilan de la correction et des options de traitement

Prof. Dr. Fırat Helvacıoğlu · Veni Vidi Eye Clinic, Bağdat Caddesi n° 257, Caddebostan – Kadıköy, Istanbul, Turquie